BENIN

Publié le par Echasse


Au Bénin, les échasses seraient nées de cette manière :

"C'était pendant une saison sèche atroce que les chefs coutumiers ont consulté les fétiches afin de trouver une solution pour la pluie. Après la consultation, les fétiches ont demandé un sacrifice qui, après être préparé serait déposé sur le toit de leurs maisons (au Bénin, les fétiches ont des maisons). Mais pour faire ce que demandait les fétiches, il fallait monter sur quelque chose de haut et qui permettent de se déplacer car cette cérémonie (qui finit par le dépot de ce qui est sacrifié) doit être fait en dansant. C'est de là que l'idée des échasses est apparu."

Propos de job Chabi recueilli en 2004








Pour plus d'explication sur les fétiches, le vaudou, etc... voir ici !

Pour une autre origine sur l'apparition des échasses au Bénin, voir cette page...

 

 

Dahomey petite taille -copie-1


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Image extraite du supplément littéraire illustré n° 958

"Le petit parisien" du 16 Juin 1907.

 

 

 

 

"L'événement historico-culturel mis en exergue par cette dénomination, est l'extension à toute la région

allant d'Allada à Bohicon, au cours des années 70 de la danse des rnasques sur échasses. La danse sur échasses existait déjà, sous une forme religieuse, le long de la côte et en région Wém. Elle était moins bien répandue dans la région autour de la Lama, jusque dans les années 70. Sous une forme profane, elle s'y repandit très rapidement. Elle laissera son nom à une variété de haricot dont la tige est plus haute que celle des autres variétés de haricot, et dont les gousses sont très en exergue. (...)

Les possédés de la divinité agbé (représentant la mer) dansent quelquefois sur des échasses. Le kpojigege constitue une innovation sur le plan des manifestations culturelles dans la région autour de la Lama, il s'agit

d'une danse profane sur échasses. Elle diffère, de par le rythme. de la danse de la divinité agbé. Mais aussi et surtout par l'habillement: à la place du raphia, on utilise les tissus imprimés. On ajoute un masque en plastique, importé et abondamment utilisé à la côte, vers la fête de Noël, par les enfants et adolescents pour danser le kaléta.. probablement d’origine brésilienne ou portugaise."


Cité dans "Savoir locaux ou savoirs localisés ? " de Lazare Maurice Séhouéto







Publié dans pays du monde

Commenter cet article