GABON
Les Pounou vivent au sud du Gabon, le long du fleuve Ogoué. Incarnation de l'esprit du défunt (la couleur blanche étant celle des morts), ce masque okuyi se manifeste au sein du village à l'occasion de certaines fêtes religieuses. Sculpté dans un bois léger, la face est recouverte de kaolin blanc rehaussé de rouge sur la bouche. Le danseur, monté sur des échasses et couvert entièrement d'une jupe de fibres, évolue dans le village en tenant le masque entre ses dents à l'aide d'un morceau de bois fixé à l'arrière.
Extrait du site www.african-arts.info
Photo : G. Bonnet
Danse sur échasses du masque Mukuyi (photo extraite de marcoartcollection)
Quelques terme extraits du "lexique français du Gabon" (voir le site)
okuyi, var. okouyi, n.m.V. MASQUE*. Les Eshira, comme tous les autres peuples de la Ngounié et des Monts du Chaillu, ont des masques Okuyi qui dansaient sur des échasses. La sculpture de bois se voyait à peine dans l’amas de pagnes* de raphia* et de tissu qui cachait le danseur-acrobate.(Perrois, 1992 : 62).
okukwé, var. okukwè, okoukoué, okoukwe, okoukwé, n.m.V. DANSE*. MASQUE*. L’Okukwè commençait alors à discourir à l’intérieur de la case*, au milieu d’un silence solennel, puis il sortait pour parcourir le village, menaçant les femmes infidèles. Ces dernières s’entendaient reprocher en présence de tous, des faits inattendus, qui les laissaient muettes d’étonnement et d’inquiétude, car l’Okukwè feignait parfois une grande colère et ordonnait de fouetter les coupables. Il s’affublait parfois, de longues échasses dissimulées sous son habit, ce qui lui donnait une taille démesurée. [.]. De nos jours, l’Okukwè n’est plus qu’un divertissement de grandes personnes et même d’enfants. [.]. Même autrefois, en 1890, notamment, à l’occasion de la fête du 14 juillet, l’Okukwè se manifesta à Libreville mais il ne fut qu’un simple divertissement qui contribua à donner, avec d’autres danses, une " animation extrême ".(Raponda-Walker, Sillans, 1983 : 177).
danseur à échasses, n.m. Spéc. Chez les Bapounou, danseur rituel, parfois porteur de masque, qui exécute sa chorégraphie sur des échasses, en présence d'une foule chantant et battant des mains, rassemblée en cercle autour de lui. Chez les Bapunu, nous connaissons deux danseurs à échasses : mukudji ou mbwanda, aux longues échasses, et ikwara, aux courtes échasses, surnommé ikwara-mokulu (" ikwara de la nuit "), parce qu'il danse la nuit. Ce dernier n'a pas de masque. (Raponda-Walker/ Sillans, 1983 : 143).

